Pour une meilleure coordination au niveau des aires protégées !

En vue d’une meilleure gestion des aires protégées en Haïti, le ministère de l’Environnement, à travers son Agence nationale des aires protégées (ANAP), a lancé, le 26 novembre 2014, à Jacmel, un atelier de trois jours sur l’harmonisation des interventions au niveau des aires protégées du pays. Cet atelier se tient dans le but de coordonner les interventions des différents acteurs qui travaillent en coordination avec l’ANAP. Plusieurs partenaires nationaux  et internationaux et plusieurs coopérants ont pris part à ces assises. Il est question de discuter sur un consensus formel en ce qui a trait à l’institutionnalisation d’un organe d’orientation pour appuyer le travail du ministère de l’Environnement.
Les partenaires reconnaissent qu’il est urgent d’harmoniser les actions dans les différentes aires protégées du pays. L’objectif de cet atelier est de mieux orienter les interventions des acteurs. L’apport de tous, de l’avis de Régine Abraham, directrice de l’Agence nationale des aires protégées, est très important. Cependant, reconnaît-elle, il faut que tout se fasse selon les normes adoptées par les instances « Il ne faut pas laisser de place pour l’improvisation ». Ces assises doivent servir d’espace où tous les problèmes sont exposés en quête de solution. 

Une mise en commun des plans de travail entre les acteurs est recherchée. Cela permettra, selon la directrice, d’éviter des chevauchements et d’établir des synergies dans les interventions de ces acteurs. L’important est qu’il y ait une coordination bien assurée par l’entité placée à cet effet. Toutes les décisions qui seront prises doivent être de nature à conférer à l’Agence nationale des aires protégées le leadership de la gestion effective de tous ces espaces.

Les responsables du ministère de l’Environnement comptent tout faire afin de promouvoir cette gestion partagée au niveau de ces espaces. A cet effet, au cours de ces assises, plusieurs séances ont été prévues afin de faire le point sur la gestion et la répartition des tâches dans ces unités spatiales. 

Au terme des travaux des commissions, il est prévu l’organisation de séances plénières où le rapporteur de chaque commission partagera les résultats de ces travaux en vue d’un débat. Aussi compte-t-il finaliser les termes de référence consacrant la formalisation officielle d’un organe d’orientation : le Groupe de travail sur les aires protégées (GTAP). Selon les responsables, il s’agit d’une structure d’orientation technique et d’accompagnement. Placé sous la supervision du ministère de l’Environnement, le GTAP regroupe en son sein des acteurs étatiques et non étatiques. Ce groupe a pour mission de contribuer à la mise en place d’un cadre physique, réglementaire et administratif devant rendre fonctionnelles les unités spatiales de conservation que sont les aires protégées.  

Conscient du travail accompli par l’ANAP, le chef de cabinet du ministre de l’Environnement, Daniello Saint-Vallière, se dit heureux de constater que cette entité est en train de prendre son envol malgré les nombreux défis qu’elle a à relever en matière de gouvernance en ce qui concerne sa capacité de piloter le Système national des aires protégées (SNAP) et exercer ses fonctions de contrôle, de gestion et de régulation. Il a, par ailleurs, remercié les partenaires techniques et financiers qui ont aidé l’institution à répondre  à sa mission. Il considère enfin la présence des partenaires dans cet atelier comme une marque de la volonté d’appuyer les efforts déjà entrepris par l’institution.

De l’avis de Dorothee Lotscher, représentante du bureau de coopération du gouvernement suisse, la tenue de cet atelier est une opportunité pour les différents acteurs d’échanger sur la problématique de la gestion des aires protégées en Haïti en vue d’une meilleure synergie. À travers cette coopération, poursuit-elle, plus de cinq millions de dollars sont en train d’être injectés dans la gestion des aires protégées en Haïti.   

Le représentant du Programme des Nations unies pour le développement, Yves André Wainright, croit, quant à lui, que l’organisation de cet atelier constitue un pas géant vers la prise en charge complète des aires protégées en Haïti. 

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